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The author discusses Georg Simmel’s writings on religiosity and religion, which only cover a rather tiny part of his total oeuvre, in view of a possible illumination of the material object of the sociology of religion. The distinction between religiosity and religion, which is fundamental according to Simmel, is presented against the more general background of Simmel’s so-called formal sociology and his overall “Lebensphilosophie” [philosophy of life]. Particular attention is given to the two basic social forms of religiosity, i.e. belief or trust and the experience of social unity. According to Simmel, religion is at once an externalization and purification of religiosity, resulting in the creation of an autonomous sphere of transcendence. It is argued that, in contradistinction to, for instance, Emile Durkheim, Simmel clearly wanted to avoid religion being reduced to a mere reflection of religiosity in general and to the discussed social manifestations of religiosity in particular. The author ends with a brief discussion of Simmel’s pessimistic diagnosis of the fate of religion within modernity. In his view, modernity is in need of a religion that no longer situates transcendence in an autonomous sphere, cut off from mundane life. French L'auteur discute les écrits de Georg Simmel sur la religiosité et la religion, qui constituent seulement une fraction de son óuvre, en vue d'éclaircir l'objet „matériel de la sociologie de la religion. La distinction entre religiosité et religion, qui est fondamentale selon Simmel, est présentée sur l'arrière-fond plus général de la ``sociologie formelle simmelienne'' et de sa ``Lebensphilo sophie'' [philosophie de vie]. Une attention particulière est portée aux deux formes sociales les plus élémentaires de religiosité, la croyance ou la confiance et l'expérience de l'unité sociale. Selon Simmel, la religion est simultanément une externalisation et une purification de la religiosité, résultant en la création d'une sphère autonome de transcendance. Il est soutenu que, contrairement à Emile Durkheim, par exemple, Simmel souhaitait clairement éviter que la religion soit réduite à un simple reflet de la religiosité en général et, plus particulièrement, à des manifestations sociales de la religiosité. L'auteur conclut par une brève discussion à propos du diagnostic pessimiste du destin de la religion dans la modernité posé par Simmel. Selon lui, la modernité a besoin d'une religion qui ne situe plus la transcendance dans une sphère autonome, séparée de la vie quotidienne.