Environmental priority setting based on comparative risk and public input
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Abstract
Abstract: This paper discusses the role of public input in comparative risk (CR) based priority‐setting exercises and is premised on the assertion that the fundamental characteristic of environmental policy priority‐setting is that it requires the exercise of judgement in the face of uncertainty. Critics argue that an emphasis on risk assessment can obscure this characteristic and thereby undermine public trust, a prerequisite of effective priority setting. This paper argues that risk‐ranking or priority‐setting exercises undertaken by government agencies are unlikely to be taken seriously or viewed as legitimate by the public unless they provide for visible and credible public participation. I also argue that there is no methodology to allow for the formal integration of scientific evidence, economic considerations and public perceptions in such a priority‐setting exercise. Instead, governments ought to rely on group‐based dialogue to develop subjective and qualitative orderings. More specifically, I suggest that cR‐based priority‐setting exercises should confront the uncertainty and judgement inherent in such exercises by identifying and taking into account four different considerations: scientific evidence about relative risks to the environment and human health, including evidence about the distribution of those risks and about the uncertainty associated with the scientific estimates of those risks; non‐scientific factors influencing public perceptions of risk, such as dread, voluntariness, etc.; the estimated cost to reduce each risk being assessed; and the administrative feasibility and political viability of taking action to reduce each risk. Sommaire: Cet article traite du rôle du public dans le cadre des exercices de définition des priorités a partir du risque comparatif (RC). L'article part de l' hypothése que la définition des priorités en matière de politique environnementale compte parmi ses caractéeristiques fondamentales le fait qu'il faut exercer du jugement face a 1'incertitude. Selon les critiques, en mettant 1'accent sur revaluation du risque, on risque de négliger cette caracteristique et de saper ainsi la confiance du public; or, celle‐ci est un element sine qua non de toute définition efficace des priorités. Selon l'article, le public ne prendra probablement pas au serieux et ne tiendra pas pour legitimes des exercices de définition des priorités ou des risques entrepris par des organismes gou‐vernementaux, a moins qu'une participation a la fois visible et credible du public ne soit prevue. affirme aussi qu'il n'y a pas de méthodologie permettant l'integration formelle des données scientifiques, des considerations d'ordre économique et des perceptions du public dans un tel exercice de définition des priorites; le gou‐vernement devrait plutot faire appel au dialogue collectif pour determiner l'ordre subjectif et qualitatif des priorités. Plus precisement, je maintiens que les exercices de définition des priorités bases sur le risque comparatif devraient cerner 1'incertitude et le jugement intrinseques de ces exercices en tenant compte de quatre elements: les données scientifiques sur le risque relatif pour l'environnement et la sante humaine, y compris les données concernant la repartition de ces risques et l'incertitude liee aux estimations scientifiques de ces risques; les facteurs non scientifiques qui influent sur la perception du risque par le public, tels que la peur, l'esprit bénévole, etc.; les couts estimatifs de la reduction de chaque risque evalue; et la faisabilité administrative et la viability politique d'une intervention visant a réduire chaque risque.
