Heroin and human sleep
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TL;DR
In both experiments it was noted that, far from giving an undisturbed sleep, heroin administration resulted in an increased frequency of shifts to stage 1 sleep (drowsiness) or wakefulness and an increased delay to the onset of the first stage 2 of the night.
Abstract
It has been suggested that drugs of addiction, e.g. barbiturates, cause suppression of REM sleep followed by immediate withdrawal rebound. In rats it has been demonstrated that morphine will suppress REM sleep and, in a pilot study of withdrawal in humans, there was a delayed REM sleep rebound. A: Four normal male volunteers had a subcutaneous injection of 7.5 mg heroin on 3 successive nights. During this period the percentage of REM sleep was decreased with respect to baseline values for these subjects and showed a trend back to control values over the 3 nights. On withdrawal there was a moderate but immediate percentage of REM sleep increase which, over the first 3 h of sleep, was significant. B: Two of the subjects from A received a further 7 injections of 7.5 mg heroin some 2 months after the previous ones. Again the proportion of REM sleep was reduced in both subjects and there was the trend back to baseline values over the 7 nights. One subjects had increased REM sleep immediately on withdrawal. Evidence of withdrawal was apparent for some 2 months after stopping heroin. Other evidence of withdrawal was seen in the decreased delay to the first REM period ( 35 min). The other subject showed little evidence of withdrawal effects in sleep though there was a short delay to the first REM period on nights 4 and 11 of withdrawal. His proportion of REM sleep was never significantly above baseline values, indicating that there can be considerable individual differences in the effects of withdrawal of heroin. In both experiments it was noted that, far from giving an undisturbed sleep, heroin administration resulted in an increased frequency of shifts to stage 1 sleep (drowsiness) or wakefulness and an increased delay to the onset of the first stage 2 of the night. Il a été suggéré que des drogues d'accoutumance, par exemple les barbituriques, entraînent la suppression du sommeil avec mouvements rapides des yeux (MRY), suivie d'une reprise immédiate après la privation. Chez les rats il a été démontré que la morphine pouvait supprimer le sommeil avec MRY et dans une étude pilote de la privation chez l'homme il y avait une reprise tardive du sommeil avec MRY. A: Quatre hommes normaux, volontaires, ont eu une injection sous-cutanée de 7,5 mg d'héroïne pendant 3 nuits successives. Pendant cette période le pourcentage du sommeil avec MRY diminua quant aux valeurs de la ligne de base pour ces suiets et montra une tendance de retour aux valeurs de contrôle au cours des 3 nuits. Avec la privation il y eût un accroissement modéré mais immédiat du pourcentage de sommeil avec MRY qui, pendant les 3 premières heures de sommeil, était significatif. B: Deux de ces sujets reçurent ultérieurement 7 injections de 7,5 mg d'héroïne, environ 2 mois aprés les premières. À nouveau la proportion de sommeil avec MRY fût réduite chez les deux sujets et il y eût une tendance de retour aux valeurs de la ligne de base pendant les 7 nuits. Un sujet eût une augmentation du sommeil avec MRY immédiatement après l'arrêt d'héroïne. L'évidence de la privation était manifeste environ 2 mois après l'arrêt de l'héroïne. Une autre preuve de la privation était apparente dans le delai diminué de la première période des MRY ( 35 min). L'autre sujet montra peu d'évidence de l'effet de la privation dans le sommeil, bien qu'il y eût un court retard pour la premiére période de MRY lors des quatrième et onziéme nuits de privation. Sa proportion de sommeil avec MRY n'était jamais significativement au-dessus des valeurs de la ligne de base, indiquant qu'il peut y avoir des différences individuelles importantes dans les effets de privation d'héroïne. Dans les deux expériences il a été noté que, loin de donner un sommeil non troublé, l'administration de l'héroïne aboutit à un accroissement des fréquences de changement au stade 1 du sommeil (assoupissement) ou à l'état d'éveil et à une augmentation du delai pour le début du premier stade 2 de la nuit.
