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Constructed and Contested Truths: Aboriginal Suicide, Law, and Colonialism in the Canadian West(s), 1823-1927

Canadian Historical ReviewPublished 1 January 2005
Lesley Erickson
Citations6
SJR quartileQ2
SJR score0.14
SNIP0.39

Abstract

Drawing upon a wide array of sources, from ethnographies and fur trade narratives to coroners' inquest depositions and police reports, this article explores the constructed and contested meanings that Aboriginal peoples and newcomers attached to Aboriginal suicide in Canada's Pacific Northwest and Prairies. Between 1823 and 1927, literary depictions of suicidal Aboriginal women and coroners' inquests into alleged Aboriginal suicides constructed racial difference and legitimated dispossession and regulation by representing Aboriginal peoples as primitive, irrational, and doomed to extinction. With the advent of federal administration in the 1870s, coroners' inquests also served as 'contact zones' that allowed Aboriginal witnesses (sometimes in cooperation with police investigators) to contest negative stereotypes and government policies and offer their own counter-narratives in return. Speaking of the traumatic impact that the loss of land, lives, and freedom was having on certain segments of their communities, Aboriginal witnesses also suggested how variables like gender, age, marriage, and religion were influencing responses to colonialism and suicide patterns in select communities. The state, however, invested the proceedings with the majesty of law, legitimating stereotypical constructions of the suicidal, drunken, and criminal Indian that continue to govern interpretations and assumptions of Aboriginal suicide in contemporary Canada. A partir de sources variees (donnees ethnographiques, recits sur la traite des fourrures, rapports de police, depositions obtenues dans le cadre d'enquetes du coroner, etc.), l'auteur cherche a comprendre la signification, contestee et bâtie de toutes pieces, attribuee par les peuples autoch tones et les nouveaux arrivants au suicide des Autochtones dans les regions canadiennes Nord-Ouest du Pacifique et des Prairies. Entre 1823 et 1927, en se fondant sur des descriptions litteraires du suicide de femmes autochtones et sur des rapports d'enquetes sur le suicide presume de certains Autochtones, on a etabli des differences entre les races, legitime l'expropriation des Autochtones et promulgue certains reglements, puisque ces documents decrivaient les Autochtones comme etant des peuples primitifs, irrationnels et condamnes a disparaitre. Avec la venue de l'administration federale dans les annees 1870, les enquetes du coroner ont egalement servi de « zones de contact » qui permettaient aux temoins autochtones (parfois en collaboration avec les enqueteurs de police) de combattre les stereotypes negatifs et de contester les politiques gouvernementales en donnant leur version de l'histoire. En decrivant l'effet traumatisant que la perte de terres, de vies humaines et de leur liberte avait eu sur certains groupes de leurs communautes, les temoins autochtones ont revele l'effet que pouvaient avoir certaines variables, comme le sexe, l'âge, le mariage et la religion, sur la reponse au colonialisme et les tendances suicidaires dans certaines communautes privilegiees. Toutefois, l'Etat a investi ces debats en vertu de la loi, legitimant par le fait meme les stereotypes lies au suicide, a l'alcoolisme et a la criminalite chez les Autochtones, qui influencent encore de nos jours les interpretations et les hypotheses de suicide chez les Autochtones au Canada.

Keywords

Social SciencesHealth Professions