Extinction by Number: Colonialism Made Easy
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Abstract
Résumé L'existence en tant que nation peut être définie positivement, ce qui amènera un modèle civique de citoyenneté, ou négativement, par un modèle ethnique de citoyenneté. Chaque approche a un effet direct et formatif sur le pouvoir politique de la nation et ses relations nationales et internationales. Le modèle ethnique de définir les Premières Nations, introduit par les gouvernements coloniaux par voie législative et par traités ensuite et qui est adopté par les Premières Nations, rend leur pouvoir politique diffus et dénature leurs enjeux nationaux, en les délimitant essentiellement aux désavantages sociaux et économiques. Un modèle civique inclusif de la nation, par contre, permettra aux Premières Nations de rebâtir et de maintenir leur pouvoir et intégrité politiques en avançant au-delà de l'établissement de leurs frontières et de leur identité interne fondée sur le sang et l'appartenance ethnique. Les débats politiques et juridiques contemporains sur l'autonomie, les droits et titres autochtones et les traités partent surtout de conceptions occidentales de la nation, sur fond d'histoire et de cultures européennes. Les conceptions des Premières Nations demeurent peu articulées ou obscurcies, si elles ne sont pas mises de côté aux tables de négociation sur l'autonomie et les traités, au détriment des Premières Nations. La conséquence de cette approche est de renforcer le déséquilibre structural du pouvoir, plutôt que d'encourager un changement politique, économique et social positif pour les Premières Nations. Une approche différente s'impose. Les conceptions occidentales et autochtones de la nation et de la citoyenneté doivent être analysées et comparées de manière critique. Les Premières Nations doivent commencer à rebâtir des sociétés inclusives, civiques et viables fondées sur des nations plutôt que sur la notion inefficace des bandes empruntée à la Loi sur les Indiens.
