Reponses electro-corticales de l'homme normal eveille a des eclairs lumineux. Resultats obtenus a partir d'enregistrements sur le cuir chevelu, a l'aide d'un dispositif d'integration
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Abstract
Les auteurs ont enregistré chez l'homme normal éveillé les phénomènes électro-cérébraux consécutifs à des stimuli lumineux brefs répétés. Ils ont utilisé, pour pouvoir réaliser cet enregistrement sur le cuir chevelu, une technique sommative. Après un bref rappel de la méthode ils exposent les résultats obtenus dans les différentes dérivations utilisées et dans diverses conditions expérimentales. Sur le sujet gardant son regard fixé sur la lampe àéclairs, l'enregistrement étant effectué dans une pièce obscure et silencieuse, il apparaît que la réponse comporte une série d'accidents électriques qui diffèrent d'une dérivation à l'autre. Dans la région occipitale on recueille successivement une onde triphasique initialement positive et d'une latence de 50 msec, et une onde diphasique plus ample, négative-positive, d'une latence de 135 msec. Dans la région somesthésique et au vertex on recueille successivement une onde diphasique initialement négative et d'une latence de 45 msec, et une onde diphasique négative-positive plus ample d'une latence de 100 msec. Dans la région inter-sourcilière on recueille surtout des phènoménes précoces d'origine rétinienne sous forme d'une onde diphasique négative-positive d'une latence de 10 msec. Les auteurs étudient ensuite les variations de la réponse lorsque sont modifiées les conditions de l'enregistrement. La fermeture des yeux et, à un moindre degré, l'interposition de verres dépolis, sont suivies de l'atténuation très importante, dans la région occipitale, de l'onde diphasique secondaire, et de l'apparition plus tardive d'ondes rythmiques dont la période est tantôt identique à celle du rythme alpha, tantôt nettement plus brève. Les variations dans l'intensité, absolue ou relative, des éclairs lumineux, influent surtout sur les accidents électriques rétiniens. Dans la réponse occipitale ils ne modifient, dans les limites explorées, que l'onde triphasique initiale. Les variations dans la fixation du regard sur la lampe àéclairs sont suivies électivement d'une atténuation de l'onde diphasique secondaire recueillie dans la région occipitale. Les déplacements relatifs du regard et de la source lumineuse modifient électivement la réponse rétinienne. Ces résultats sont comparés à ceux qu'ont obtenus d'autres auteurs sur l'animal et sur l'homme, et à ceux que les auteurs ont recueillis eux-même avec la même technique en utilisant des stimuli sonores ou somesthésiques. Leur examen met en évidence la complexité des réponses, qui sont à la fois plus riches en éléments et plus étalées dans le temps que le seul potentiel évoqué. Elles en débordent également les limites topographiques qui correspondent classiquement à l'aire de projection, tout en gardant en regard de celle-ci des caractéristiques propres. L'introduction de variations dans les conditions expérimentales fait apparaître des différences de comportement entre les diverses phases de la réponse occipitale, et entre les réponses recueillies dans les diverses dérivations. Ceci conduit les auteurs à envisager la signification respective de ces divers éléments, leurs rapports notamment avec le classique potentiel évoqué, avec la réponse non-spécifique de Davis, avec les pointes-vertex, le rythme alpha et les mécanismes de l'attention1. The authors have recorded in normal waking man the electro-cerebral phenomena following short repeated light stimuli. In order to obtain this record on the scalp they have made use of a summative technique. After briefly summarizing the method, they give the results obtained with the different leads they have used, and under various experimental conditions. With the subject's eyes fixed on the flashbulb, in a dark and soundproof experimental room, it appears that the response is made of series of electrical deflections, which differ from one lead to another. The first event recorded in the occipital area is a triphasic wave initially positive, with a latency of 50 msec, then a diphasic wave, negative-positive, larger in amplitude, with a latency of 135 msec. In the somesthetic and vertex areas first a diphasic initially negative wave with a latency of 45 msec is recorded, then a diphasic wave, negative-positive, larger in amplitude, with a latency of 100 msec. In the nasial area early phenomena of retinal origin are chiefly recorded, presenting as a diphasic, negative-positive wave, with a latency of 10 msec. The authors analyze then the response changes in different experimental conditions. Closure of the eyes, and, to a lesser extent, interposition of ground glasses, are followed by a prominent reduction, in the occipital area, of the secondary diphasic wave, and by the later appearance of rhythmical waves, the period of which is either identical to that of the alpha rhythm, or definitely shorter. Variations in the absolute or relative intensity of the light flashes, influence mostly the retinal electrical phenomena. Of the occipital response they modify, in the experimental limits, only the initial triphasic wave. Variations in the visual fixation on the flash bulb are followed by a selective reduction of the secondary diphasic wave recorded in the occipital area. Relative shifts of the glance and flash bulb modify selectively the retinal response. These results are compared to those obtained by other authors in the animal, and to those obtained in man by the authors themselves with the same technique, using sound or somesthetic stimuli. These responses are obviously of higher complexity than the simple evoked potential. They consist of a larger number of components, have longer duration and extend beyond the primary projection area where, however, they display a characteristic pattern. By varying the experimental conditions, differences of behaviour between the different phases of the occipital responses, and between the responses recorded in the various leads become apparent. The authors discuss these findings, and more particularly their relation to the classical evoked potential, Davis' non-specific response, vertex spikes, the alpha rhythm and the mechanisms of attention.
