Traitement du portage nasal de Staphylococcus aureus par la mupirocine nasale et prévention des infections acquises en réanimation. Etude multicentrique contrôlée
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TL;DR
Dans les unites de reanimation ou le SAMR est hyperendemique, the detection du portage nasal de S. aureus suivie du traitement des porteurs n'entraine qu'une reduction modeste des taux d'infection, malgre une bonne efficacite sur l'eradication du portag nasal.
Abstract
L'objectif de ce travail est d'évaluer l'efficacité du traitement par la mupirocine nasale des malades porteurs de Staphylococcus aureus, hospitalisés en réanimation, et son effet sur l'incidence des infections nosocomiales. Malades et méthodes : l'étude est multicentrique (5 unités de réanimation médicales ou polyvalentes d'hôpitaux universitaires ou affiliés), ouverte et comparative sur le mode séquentiel, avec deux périodes successives, de 18 (contrôle) et 16 semaines (traitement par la mupirocine nasale). Tous les patients hospitalisés pendant au moins 48 h et ayant un score de gravité simplifié >6 ont été suivis. Des écouvillonnages nasaux ont été obtenus à l'admission et tous les 4 jours pendant les 2 premières semaines du séjour, puis toutes les semaines. Les patients trouvés porteurs de S. aureus étaient traités pendant la deuxième période par la mupirocine nasale pendant 5 jours. Résultats : un portage nasal de S. aureus était détecté chez 225/546 (41 %) des patients pendant la période contrôle, dont 152 (28 %) dès l'admission et 95 (17,4 %) secondairement (>4j.); une infection à S. aureus est survenue chez 57 (10,4 %) d'entre eux, dont 35 (6 %) ayant un portage nasal secondairement acquis. Durant la période où les porteurs étaient traités, un portage nasal était détecté chez 159/463 malades (34,4 %, p=0.03), dont 107 (23 %) à l'admission et 59 (12,8 %, p=0.04) secondairement. Une éradication du portage nasal a été obtenue par la mupirocine chez 78/95 patients évaluables; une infection à S. aureus est cependant survenue chez 35 (7,6 %, p=0.12) malades, associée chez 25 (5,4 %) à un portage nasal secondaire. Les isolats résistants à la méticilline (SAMR) représentaient 56 % et 49 % de l'ensemble des S. aureus respectivement pendant les deux périodes, dont 32 % et 33 % des souches isolées à l'admission et 88 % et 76 % (p6. Intervention: Nasal swabs were obtained on admission and every four days for the first 2 weeks of ICU stay. During the second period, patients with S. aureus nasal carriage were treated with mupirocin for 5 days. Measurements and main results: S. aureus nasal carriage was detected in 225/546 (41%) patients followed during the first period, including 152 (28%) on admission and 95 (17.4%) secondarily; S. aureus infection occurred in 57 (10.4%) patients, associated in 33 (6%) with secondarily acquired nasal carriage. During the treatment period, nasal carriage was detected in 159/463 patients (34.4%, p=0.03), including 107 (23%) on admission and 59 (12.8%, p=0.04) secondarily. Mupirocin treatment resulted in eradication of nasal carriage in 78/95 evaluable patients treated; S. aureus infections however occurred in 35 (7.6%, p=0.12) patients, including 25 (5.4%) with secondarily acquired infection and nasal carriage. Methicillin-resistant strains (MRSA) accounted for 56% and 49% of all S. aureus isolates in the two periods, respectively, including 32% and 33% of isolates recovered from screening samples on admission and 88% and 76% of isolates (p<0.001) recovered after 4 days in the ICU. Six strains recovered during the second period had low-level resistance to mupirocin. Conclusions: In intensive care units where MRSA is highly endemic, screening for nasal carriers and their subsequent treatment with mupirocin results in limited reduction of infection rates despite marked efficacy on nasal carriage, and carries the risk of emergence of resistance to the topical agent.
